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Si
je me réfère aux articles de presse, Roland Nef, l’ex-futur-ex chef
de l’armée suisse aurait subi une expertise psychiatrique. Les
experts affirment que ce militaire de carrière souffrirait de graves
troubles psychologiques. En titre du Matin, je site : « Nef, le
narcissique, on est un narcissique pathologique lorsqu’on veut faire
totalement coïncider son soi avec l’image de soi. ». C’est quand
même simple à comprendre (rire). Je vais vous expliquer la
problématique encore bien plus simplement.
Le
cas Nef n’est pas une particularité dans l’armée suisse. Ce problème
est connu depuis longtemps dans notre armée et personne n’en a parlé
jusqu’ici. J’ai fait mes trois cent jours de service militaire avec
comme seule gratification la sensation d’avoir rempli mon devoir
patriotique. J’étais un petit soldat et le resterai à tout jamais,
mon principal souci était de mettre mon cerveau sur « Off » le
premier jour d’entrée en service et le remettre sur « On » à la fin
des trois semaines. Je vous assure que des narcissiques et des
psychosés, j’en ai vu et connu plus que mon droit (j’étais à l’état
major). La plupart du temps l’état pathologique de mes
« supérieurs » de l’époque était très souvent proportionnel au grade
qu’ils portaient sur la casquette. L’arrogance et le mépris étaient
le pain quotidien de ces porteurs de ficelles et de nouilles pas
forcément comestibles. Quelques gradés sortaient néanmoins du lot et
étaient corrects avec nous car leur carrière militaire n’avait pour
seul but qu’un avancement professionnel.
Inutile donc de jouer les vierges effarouchées et de casser du bois
sur la tête Monsieur Nef. Il aurait fallu depuis longtemps avoir
accès aux examens psychiatriques afin de débusquer les cas de
psychoses les plus alarmants. Cette démarche aurait peut-être évité
en partie les traumatismes que j’ai dû subir tout au long de ma
brève carrière militaire.
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