L'éthologie n'est pas une connerie.
Le nouveau terme à la mode de l'Office fédéral de
l'agriculture (OFAG) est "l'éthologie". En plus des paiements
directs écologiques, il y aura des contributions éthologiques.
L'originalité est que l'OFAG ne se borne plus simplement à nous
expliquer comment nous devons travailler, mais nous fait profiter
également d'expressions et de mots que nous ne connaissions pas
jusqu'ici. Je trouve que cela ne nous apporte peu au niveau professionnel,
mais c'est très bénéfique pour notre culture générale.
L'éthologie, du grec êthos (moeurs) signifie
l'étude scientifique du comportement des animaux dans leur milieu
naturel. J'ai vu une émission à la télé montrant des étudiants (c'est
ceux qui portaient une casquette) qui observaient des cochons dans un box.
Les animaux avaient des marques de couleur différente et les
observateurs notaient tous leurs comportements.
Un exemple : Le porc rouge est passé derrière le rose sans le
regarder, il est allé ensuite se coucher à
côté du jaune. Le rose
semblait contrarié et s'est dirigé vers le bleu, ce dernier lui a donné
un grand coup de groin dans le ventre. Le porc rose continua de déambuler
dans le box en recherchant vainement l'âme soeur. Après deux semaines
d'observation, les étudiants ont conclu que les cochons n'aimaient pas la
couleur rose et que les cochons roses étaient plus dépressifs que les
autres.
Je souhaiterais plutôt que l'on mette des
étudiants à disposition pour observer les travailleurs au noir qui sont
entassés à douze dans un trois pièces. On pourrait aussi étudier le
comportement des gamins qui habitent dans des clapiers à la porte de nos
grandes villes et qui disposent chacun de trois centimètres
carré de gazon pour se défouler. Dans notre pays, on vous
assure qu'il n'est pas bon de sevrer les porcelets trop jeunes parce que
ça peut porter un préjudice à leur avenir. On ferait mieux de s'intéresser aux
parents qui lâchent leurs gamins dans les rues à l'âge de huit ans sous
prétexte qu'ils ont pas le temps de s'en occuper. Je pense que pour notre société
les conséquences
sont bien plus graves que de savoir si les cochons
préfèrent le rose ou le bleu.
Nourrissons nos cochons et respectons nos enfants.
DSavary
novembre 2001
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