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Vive l’éducation
Ayant des enfants en âge de scolarité, j’ai la chance d’être le
témoin privilégié de la décadence de notre société notamment en ce
qui concerne l'éducation. Il n'est pas rare de recevoir des
lettres de l'école ou du club sportif mettant en garde les
parents sur les frasques de certaines de nos têtes blondes. La
palette des infractions est assez large et va de la prise
d'alcool, de tabac ou de canabis jusqu'aux problèmes de racket et
de racisme.
Je prétends que tout ce qui arrive dans le milieu scolaire est
parfaitement compréhensible. Comment voulez-vous qu'un enfant de
12 ou 14 ans ne fasse pas de conneries à l'école ou dans ses
loisirs lorsqu'à la maison tout est permis. Les parents
démissionnent de leur rôle d'éducateur: les mamans travaillent de
plus en plus, les pères sanctionnent de moins en moins. Pour se
donner bonne conscience de leur absence, ils cèdent à tous les
désirs de leurs progénitures. Des habits de marque dès la
naissance, internet à 7 ans, portable à 10 ans, scooter à 13 ans
et la voiture à 17 ans avant même l'obtention du permis de
conduire. Deux gamins de 12 ans qui s'amusaient à bouter le feu à
un bâtiment à deux heures du matin se sont justifiés à la police
en disant:"On sait pas quoi faire...".
Je ne suis pas très
rassuré parce que persuadé que ces terreurs qui ne différencient
pas le bien et le mal à 10 ans et qui prennent la rue pour un jeu
vidéo iront pour certains remplir les prisons ou les centres de
désintoxication de demain. Les autres auront des problèmes de
couple ou d’éducation avec leurs propres enfants. Ils ne sont qu’à
moitié responsables de leur sort puisque qu’ils ont eu des
parents qui ne leur ont donné aucune limite, aucun repère. Si les
couples qui désirent avoir des enfants persistent à croire que
l'éducation se fait dans une garderie, par le biais de nos
institutions publiques ou dans la rue et que l'arrivée d'un enfant
ne va rien changer à leur carrière professionnelle, ils se
trompent et préparent sans s’en rendre compte la relève de la
délinquance. Je me demande si ce n’est pas le moment de
réintroduire les vrais bons coups de pied au cul qui ont baigné
mon enfance. Quoique qu’aujourd’hui contrairement à l’époque, je
ne sais plus si c’est les enfants ou les parents qui en méritent
le plus.
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